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Nemecroispasquandjeterépondsquenon,jenet'aimepas.

Le stage d'anglais, c'est pas mal. Ca me plaît. J'ai trouvé mes chaussures. Je les aime pas, je vais les échanger demain. Je m'en veux d'avoir fait une comédie. Bizarrement, je m'emporte très vite. Puis j'avais pas ce que je voulais alors forcément... Enfin, j'aurais pas du m'en prendre à elle. Même si ses discours, je les connais par coeur et que c'est lassant à force. Bref. Je me suis pas excusée, comme d'habitude. C'est lâche et maintenant je culpabilise. Je suis jamais avec eux comme je le suis avec les autres gens. Je m'excuse facilement à tout le monde, mais eux, non. J'ai l'impression de me rabaisser à faire ça. Bref.
Hier, j'ai pris son écharpe. Je l'ai senti, je l'ai gardé sur moi toute la journée. Son odeur me met en sécurité. Normal. Je m'en veux de la regarder si mal parfois, elle en apparence, et de me poser ces questions dégueulasses qu'il est préférable qu'elle n'entende pas. Alors qu'elle aussi, elle la déteste cette apparence, alors que je sais combien ça a été difficile à vivre pour elle, comme ça l'est toujours. Alors je me trouve indigne de lui faire ça, alors qu'elle le comprend très bien, qu'elle le voit mon regard emplis de reproches et qu'elle se regarde sûrement avec dégoût après. Et je voudrais effacer toutes ces fois où je lui en ai voulu d'être ce qu'elle est, par honte de le révéler à une société qui fonde ses avis sur des préjugés. A quel point j'ai évité de répondre à cette même question, alors que c'est pour nous qu'elle l'a fait. Pour notre bien. Par amour. Que c'est par amour qu'elle a gâché les vingt dernières années de sa vie. Par amour qu'elle va gâcher les vingt prochaines, sans que ça ne serve plus à rien. Et moi, je la regarde toujours comme la coupable, alors que c'est moi la fille dégueulasse qui voit même pas la vie qu'elle s'est contraint de choisir pour nous. Alors que c'est moi la fille indigne qui lui sourirait même pas pour la remercier. Alors qu'elle mériterait mille fois mieux. Alors qu'au fond, je voudrais bien la prendre dans mes bras et lui dire, mais je suis bien trop fière pour ça. Je suis désolée. Désolée, désolée, désolée. C'est dure d'exprimer à quelle point je m'en veux. Je revois tous ces regards impudiques, tous ces mots que je t'ai craché, pas toujours justifiés. Je revois tes rares larmes. Pardon...

# Posté le mardi 07 avril 2009 16:21

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